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boudi
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[French] AAR ROP PBEM Grande Campagne

Fri Oct 21, 2011 8:50 am

Grande Campagne.

Prusse : JMLO
Coalisés : Boudi

Nous sommes donc en septembre 1756, et les intentions belliqueuses de la Prusse se confirment.

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Frédérick : La Saxe, c'est chez moi ! Poussez-fous, on fa manoeufrer !

Ainsi, éparpillées partout dans l'Empire, les troupes de la maison d'Autriche ne sont manifestement pas prêtes. Seule l'armée de Prague s'avère un tant soit peu opérationnelle, à la frontière nord. Notre terrain de jeu :

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Les gentils sont en bas, les méchants sont en haut.

Le terrain de jeu, donc, se révèle un sacré bourbier à l'approche de l'automne. Il pleut des seaux depuis plusieurs jours, et sauver Koenigratz d'une potentielle attaque prussienne ne sera pas une mince affaire, une colonne partant de Prague mettant 40 jours à rejoindre la ville. :shock:

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Ce ne sont plus des routes, mais des rivières de boue...

Marie-Thérèse, Impératrice d'Autriche, ne s'en laissera pas conter :

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Nous allons botter les fesses de Frédérick et plus vite qu'il n'en faut pour le dire ! Bon, je remets mon masque.

Elle a confié la direction de ses armées à son beau-frère, le Prince Charles de Lorraine :

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Mais des fois, la famille... :roll:

Les officiers, eux, comptent plutôt sur le Maréchal Von Daun pour leur sauver la mise.

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Merci à Wikipedia.

Et parce qu'on ne combat jamais sans allié sérieux, notre bien aimé Louis le XVème a promis de prendre l'ennemi à revers :

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Comte d'Estrée, au boulot ! J'ai mieux à faire. :favorites: : Parc aux Cerfs:

Et qui sait ? Elisabeth de Russie ne pourra certainement pas rester immobile bien longtemps !

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Moi, je commande le rouleau compresseur.

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boudi
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Fri Oct 21, 2011 8:51 am

Campagne d'automne 1756

La guerre est donc déclenchée par la Prusse. L'armée de Frédéric met aussitôt le siège devant Pirna, encerclant l'armée saxonne. La position se révèle aussitôt indéfendable. L’Autriche ne sacrifiera aucune colonne de secours vouée à un échec irrémédiable et renforce en lieu et place les défenses de Prague, qui sera à n'en pas douter la cible suivante des Prussiens. Rapidement les Saxons capitulent. Comme prévu, l'armée Prussienne fait alors mouvement sur Prague, défendue par l'armée de Bohème.

L'engagement a lieu le 2 novembre 1756. L'armée de Frédéric tente de passer l'Elbe, sous le couvert de son artillerie. Elle est aussitôt cueillie par la nôtre. Canonnades et salves de fusils dégagent une épaisse fumée blanche. Les armes claquent, des hommes tombent de part et d'autre. La précision de l'artillerie prussienne fait des ravages dans nos rangs, mais l'armée tient bon. Au bout d'une heure d'affrontement Frédéric jette l'éponge et sonne la retraite. Victoire ! L'ennemi semble avoir été présomptueux en n'attendant pas de regrouper ses forces avant l'assaut. Les 24.000 Prussiens étaient surclassés par 48.000 Autrichiens.

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L'armé de Bohème est victorieuse, mais les pertes sont lourdes.

Les Prussiens ne semblent malgré tout pas avoir dit leur dernier mot, et préparent sans doute un second assaut :

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Situation autour de Prague, fin novembre 1756

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L'armée de Bohème est emmenée par Maximilien Browne. Elle compte 40.000 hommes, y compris 2 colonnes rattachées.

A l'est de Prague, l'ennemi a entamé les sièges de Koeniggratz et de Troppau. Si le premier relève du symbole, la force prussienne étant très légère, ce n'est pas le cas du second, où la situation devient rapidement critique, avec une double brèche ouverte.

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La forteresse de Troppau va-t-elle tomber ?

Heureusement une colonne de secours a été formée, elle engagera le combat dans les jours qui viennent pour dégager la ville.

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La colonne de secours, 27.000 hommes et de l'artillerie.

En face, l'armée de Silésie qui assiège Troppau semble en infériorité numérique assez lourde. :twisted:

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L'armée de Silésie, selon nos renseignements. 1200 points de force à la louche ?

L'essentiel des recrutements du trimestre ont été au bénéfice de l'armée d'Autriche, les Français étant encore "lockés" jusqu'à la fin de l'hiver prochain. Il faudra ensuite qu'il rejoignent le Rhin depuis Paris. Il va falloir prendre son mal en patience.

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L'armée française, "en cours d'organisation" autour de Paris.

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boudi
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Sun Oct 23, 2011 8:12 pm

Campagne d'hiver 1756-1757

Début décembre la colonne Picolomini marche pour briser le siège de Troppau, hélas la neige qui est tombée en quantité durant la nuit constitue un sérieux obstacle. Par ailleurs la colonne avance dans un désordre total, subissant des ordres souvent contradictoires (En terme de jeu, Picolomini n'est pas activé, il va subir de sérieuses pénalités au combat et sa marche est retardée).

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24.000 Autrichiens marchent à travers la neige, bravant les engelures. Troppau est à ce prix.

Le choc a lieu le 8 décembre. Hélas malgré sa supériorité numérique, Picolomini est incapable d'enlever l'affaire. Il se heurte à un ennemi retranché, mieux commandé, avantagé par un temps de chien.

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Picolomini doit rompre l'assaut. L'ennemi perd plus d'hommes, mais ce n'est pas une consolation.

Un deuxième assaut lancé 3 jours après ne percera pas plus les défenses prussiennes.

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Nouvel échec autrichien.

C'est fini, la colonne de secours repoussée, la garnison de Troppau se rend : la forteresse bascule à l'ennemi.

Von Daun, bon général *** mais arrivé trop tard pour participer aux combats, a pris la tête de la colonne, transformant celle-ci en "Armée de Silésie", le pendant de l'armée prussienne du même nom. Il va conduire maintenant la retraite vers Olmutz, durant laquelle, sous le blizzard, de nombreux hommes perdront la vie.

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La difficile retraite commence, heureusement le ravitaillement est suffisant.

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seul, à Prague, l'incapable Charles de Lorraine prend le commandement de l'armée de Bohème.

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boudi
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Thu Oct 27, 2011 8:39 pm

Campagne de printemps 1757

Le printemps revenu, les armées peuvent à nouveau sortir sans crainte et les opérations reprennent, bien que les premiers jours de mars soient considérablement arrosés par Dame Nature.

Une vue générale permet de présenter la situation au sortir de l'hiver, depuis le Rhin jusqu'à la Silésie, 900km d'ouest en est. Une chaîne de forêts et de collines rend pratiquement hermétiques les zones d'opérations françaises et autrichiennes.

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A l'ouest les Français vont descendre le Rhin pour prendre la forteresse de Wesel et s'ouvrir la Westphalie. Les Autrichiens eux vont se retrancher autour de Prague pour soutenir l'assaut de Frédéric qui viendra du nord-ouest. Charles de Lorraine commande les opérations.

A l'est en Silésie, Von Daun marche sur Troppau et compte bien reprendre la ville.

Frédérick ne tarde pas à apparaitre. De plus les Prussiens mettent sous siège Koenigratz :

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Dans une série de 3 engagements Von Daun écrase les Prussiens et libère Troppau, qui n'aura été occupée qu'un petit hiver.

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1er impact

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2ème impact

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3ème impact

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La ville est libérée

L'arrivée du printemps aurait ainsi pu être dignement fêtée à Vienne si une nouvelle stupéfiante n'était parvenue par coursier. L'incapable Charles de Lorraine s'est laissé surprendre à Prague ! Frédérick est parvenu à prendre la forteresse pratiquement sans combat, et sans siège ! Une lourde erreur avait conduit à sortir la garnison et les canons de la ville, aux côtés de l'armée de Bohème. Tout ce petit monde est parti en déroute, s'égayant dans la nature. :shock: Autant dire que beau-frère ou pas, Charles de Lorraine va devoir s'expliquer. :p ascontent:

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L'armée de Bohème, après la défaite.

De son côté l'armée française a atteint Wesel et la cavalerie du Duc d'Orléans remporte une belle victoire, sabre au clair ! Les Prussiens partent en déroute. Wesel est mise sous siège.

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Wesel sous siège. Des troupes anglaises sont repérées à Munster par des Hussards.

Face au désastre de Prague l'Impératrice, qui ne peut limoger son propre beau-frère, décide d'échanger les postes. Le talentueux Von Daun prendre le commandement des troupes de Charles de Lorraine, ce dernier rejoignant Olmutz pour diriger celles de Von Daun : les bannières de l'armée de Silésie et de l'armée de Bohème viennent de permuter. Contre toute attente Frédérick entreprend un marche rapide au sud-est, alors que nous l'attendions plutôt dans un combat plein sud, le dépôt de Tabor nous semblant vital pour lui. Il va peut-être être maintenant possible de le couper de Prague, et à terme, de lui supprimer son ravitaillement ?

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De son côté l'armée de Bohème a fait demi-tour et retourne à Olmutz. Elle ne doit pas être coupée de Vienne, et elle ne sera pas de trop face à Frédérick.

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A Prague, l'occupant Prussien est mis sous siège. Une première victoire est comptabilisée, Lucchese va faire des étincelles ce printemps.
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Les Français remportent une belle victoire face aux ennemis héréditaires et alliés des Prussiens : les Anglais.
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Rive droite du Rhin , mi-mai 1757 :
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En Bohème la situation n'est pas très claire. Frédérick est descendu très au sud, assiège la petite ville d'Iglau. Von Daun est relativement inquiet (l'ennemi est-il capable de fondre sur Vienne ?) mais en même temps il ne veut pas lâcher le terrain entre Prague et l'armée de Frédérick.
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Et il n'a pas tort car c'est là que se remportent de belles victoires autrichiennes. Si l'armée de Frédérick n'est pas elle-même engagée, ce sont ses subordonnés qui ramassent !

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Boing !

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Re-Boing !

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Re-Re-Boing ! :ko: :lol:

Ah tout cela serait fort joli si le Duc d'Orléans, enfiévré par sa belle victoire de mars, ne décidait de donner l'assaut à la forteresse de Wesel, jugée mal en point, les murs ayant encaissé plusieurs brèches. Quelle terrible erreur de jugement ! La cavalerie française est littéralement décimée sous les murs. Il sera difficile de remplacer ces vaillants Hussards et Dragons ! :cry:
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A la fin du printemps, les pertes s'équilibrent de part et d'autre :
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Et aucune nouvelle ni des Russes, ni des Suédois. :siffle: :?

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boudi
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Sat Nov 05, 2011 3:06 pm

Campagne d'été 1757

" wrote:Vu la position de l'armée de Frederic II, le ravitaillement va être très rapidement un problème.


Et nous comptons bien jouer là dessus ! :clap:

Frederic s'aperçoit vite que le siège et la prise de la petite bourgade d'Iglau, dépourvue de dépôt, ne lui donnera aucune victoire stratégique. Il repasse alors le fleuve, remonte au nord. C'est trop tard pour venir en aide à son subordonné Moritz Von Anhalt-Dessau, surnommé "Maurice" par les Autrichiens, encore un coup des Français (JMLO joke inside) . :D Déjà mise à mal à la fin du printemps, la colonne de 24.000 hommes va être purement et simplement anéantie dans les premiers jours de juin 1757. L'Autriche capture 20 unités de soutien (chariots, canons), 18 points de moral national sont gagnés, et nous faisons des milliers de prisonniers Prussiens. Avec toute une colonne détruite, La Prusse perd aux bas mots 93 unités d'infanterie "de base" (soit la taille approximative d'une compagnie) , selon le décompte final. Maurice sera lui-même rattrapé quelques semaines plus tard par de la cavalerie rapide autrichienne. Dépouillé de ses derniers canons et chariots, il sera mis à mort sur place, décapité au sabre.

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Fin juin, l'armée russe se met enfin en marche sur Koengisberg ! :clap: Voici d'importants renforts bienvenus !

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A l'ouest les Français vont se couvrir de gloire en repoussant des Prussiens supérieurs en nombre. L'ennemi comptait reprendre Dortmund, mais il n'en est pas question.

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Pendant ce temps, la chute de Wesel approche ! :clap:

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En Bohème Frédéric accroche la colonne de Piccolomini, la bataille n'est pas décisive mais remplit l'essentiel : Frédéric est maintenu au sud, loin de sa source de ravitaillement la plus proche : Prague. Prague que nous maintenons sous siège depuis plusieurs semaines, hélas sans aucune brèche encore. :evil:

Début juillet les Français s'emparent enfin de la forteresse de Wesel ! Le dépôt est la clef de la Westphalie et de sa ville stratégique, Munster !

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En Bohème Frédéric fait mouvement au sud-ouest, son intention est alors très claire : s'emparer du dépôt, vital pour lui, de Tabor !! Le dépôt est mal défendu, Frédéric ne ferait qu'une bouchée de sa garnison. Coupé de Prague depuis plusieurs mois, ne vivant que sur ses chariots, Frédéric DOIT prendre ce dépôt ! C'est pour lui une question de vie ou de mort. Tout ce que l'Autriche compte de troupes disponibles converge sur Tabor. Il ne passeront pas ! Hélas la colonne Lucchese sera la première sur place, et elle n'est constituée que de troupes mal en point, suite à de précédents combats. Mais nous sommes confiants : les 2 armées autrichiennes, celle de Silésie (Von Daun) et celle de Bohème (Charles de Lorraine) convergent sur Frédéric.

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Hélas, en faisant mouvement, Frédéric intercepte des chariots de vivres et de munitions autrichiens. C'est inespéré pour lui ! :evil:

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Fin juillet 1757 les Russes ont pris Memel, sur la Baltique, le siège de Koenigsberg commence.

Nous n'avons pas encore parlé des Suédois. Le Royaume de Suède a déclaré la guerre à la Prusse, mais manifestement son armée n'est plus celle de la guerre de 30 ans. Elle se contente pour l'instant de faire de la figuration et d'occuper une colonne prussienne, en défense autour de Stettin.

Les choses bougent en Moravie/Silésie, où l'abandon de ce secteur permet aux Prussiens d'assiéger Troppau et Olmutz. Si nous ne pouvons rien pour Troppau, nous parvenons à dégager Olmutz.

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Plus importante est la bataille de Tabor, qui décidera de la victoire en Autriche. Von Daun a ordre de défendre le dépôt coûte que coûte (ordre réglé sur défense à tous prix). Ses pertes seront sévères, mais l'essentiel est là, Frédéric est repoussé au sud du dépôt.

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Maintenant, l'armée de Bohème aux troupes fraiches fond sur Frédéric. Que la bête meurt !

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Le premier choc se produit à Pilgrams , à l'est de Tabor. Frédéric a abandonné tout velléité de prendre Tabor. Il ne pense plus qu'à fuir, à fuir au nord, rejoindre les lignes Prussiennes. C'est sans compter sur l'armée de Bohème qui l'intercepte à Pilgrams. Charles de Lorraine perd des hommes mais Frédéric est stoppé, repoussé au sud, c'est là l'essentiel.

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Puis vient la deuxième bataille de Pilgrams. Premières pertes sèches pour Frédéric. Quelques Prussiens lèvent les bras.

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Nous n'allons pas le lâcher d'une semelle ! Nous devons l'obliger à épuiser ses munitions, il ne vit que sur ses chariots ! Attaque générale à outrance !

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A l'ouest une colonne Française est attaquée par l'armée la plus puissante jamais vue durant cette guerre : 62.000 h et près de 500 bouches à feu ! :shock: Les Français font bonne figure, mais décrochent.

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La situation est alors la suivante :

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Fin août et fin de l'été :

Nous ne lâchons pas Frédéric ! Il ne doit pas souffler !

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Repoussé, désorganisé, affamé, battu, démoli, Frédéric franchit le fleuve au sud de Tabor, est coincé par les montagnes au sud. Nous maintenons la poursuite :

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Nous continuerons en septembre !! :twisted:

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Son plus mince espoir était Prague. Mais Prague prussienne, c'est comme Capri, c'est bientôt fini.

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A l'ouest les Prussiens ont marché sur leur gauche, voulant s'en prendre à un corps français isolé en forêt d'Hamm. Ils ne pouvaient pas savoir que toute l'armée française se rendait là-bas. Et les Français ont l'avantage du terrain, et plus d'infanterie que les Anglos-Hanovriens-Prussiens !

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Situation à la fin de l'été :

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Les pertes respectives cumulées s'équilibrent à 74.000 -75.000 hommes de part et d'autre à fin août 1757.

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boudi
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Sat Nov 05, 2011 3:07 pm

Septembre 1757, FLASH SPÉCIAL

Nous interrompons nos émissions pour une nouvelle capitale. L'armée de Frédéric II de Prusse, dite "Armée de l'Elbe" vient d'être anéantie. 3200 morts et disparus, 3600 prisonniers, 87 unités détruites pour des pertes anecdotiques de notre côté. L'ennemi combattait le ventre vide et est parti en déroute. 3 généraux prussiens ont perdu la vie, dont un général **.

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On remarquera les unités bavaroises (bleu ciel) qui ont participé au combat à nos côtés. (On vous le disait qu'on avait raclé les fonds de tiroir !)

Frédéric le malfaisant, responsable de cette guerre, s'est échappé avec son artillerie, il sera aussitôt poursuivi par notre cavalerie. Nous voulons sa tête, comme nous avons eu celle de Maurice. Taïaut !

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Bruit Bleu
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Sat Nov 05, 2011 8:44 pm

Belle campagne ! :hat:
Ça sent le sapin pour Frédéric le Téméraire...
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boudi
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Sun Nov 06, 2011 4:39 pm

Merci !

Mais la bête n'est pas morte, il va falloir aller la chercher dans sa tanière.

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boudi
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Tue Nov 08, 2011 3:38 pm

Campagne d'automne 1757

Les Russes

L'objectif russe est d'assiéger Koenigsberg, la capitale de la Prusse orientale et de prendre la ville avant l'hiver pour pouvoir s'y réfugier.

Nul espoir pour la garnison prussienne de tenter une sortie, l'armée russe c'est 100.000 hommes et de nombreux et bons cavaliers aptes à la poursuite. La marine russe croise au large mais n'aura aucun rôle dans cette campagne, nul navire prussien, s'ils existent, n'oseront sortir.

L'attente sera longue, le temps de percer les brèches nécessaires. Pendant ce temps des escadrons de cavalerie parcourent la Prusse-orientale à cent lieues autour de Koenigsberg. Le but est de chasser les notables et l'administration prussienne des villages, afin d'asseoir l'autorité russe sur la région. En terme de jeu ça signifie que je prend le contrôle militaire de plusieurs provinces "vides", ce qui me permettra ensuite d'avancer plus vite dans ces zones au printemps prochain, ou à contrario d'y retarder des troupes prussiennes. le ravitaillement passera mieux aussi dans ces provinces conquises.

De septembre à novembre aucune colonne prussienne ne viendra porter secours à Koenigsberg. En même temps qui oserait affronter une armée retranchée de 100.000 h ? Les brèches sont percées une à une.

Le 1er novembre 1757 tout est prêt pour l'assaut, qui fera tout de même et de manière assez étonnante 3.700 morts chez les Russes alors que la forteresse avait encaissé 4 brèches, soit une de plus que nécessaire.

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L'attaque fût sans doute trop massive sur un périmètre trop réduit, et les officiers généraux russes ne sont pas des foudres de guerre. Que cela laisse-t-il espérer pour la suite ? Enfin l'essentiel était de faire passer à l'armée l'hiver au chaud, dans les lits de Schön Fräulein. :D

Les Suédois

Pauvres Suédois ! Sortant de leur apathie, les Suédois marchent au sud en ce début d'automne. Une colonne principale partie de Stralsund (port fortifié sur la Baltique, base principale suédoise en Poméranie) descend sur Stettin, tandis qu'une colonne secondaire, partie de Wismar, descendra à quelques lieues de Berlin ! Las ! Surpassés par des Prussiens 3 fois plus nombreux, mal commandés par des incapables, les Suédois vont subir défaites sur défaites à l'occasion de batailles heureusement non significatives.

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Il faudra toute la rapidité dont les Suédois sont capables pour courir, s'enfuir au nord - chacun pour soi et Dieu pour tous - et s'enfermer de justesse l'un à Stralsund, l'autre à Wismar. Seule l'approche de l'hiver empêche 34.000 Prussiens de prendre toute la Poméranie, "défendue" par 14.000 Suédois. les Prussiens se retirent alors à Stettin, du moins nous le pensons.

Les Français

Les Français qui viennent de prendre Wesel aimeraient s'enfoncer en Wesphatlie, mais il y a du monde en face, à Munster. :? Attaquer ça de front semble très risqué. Trop risqué. Il est préférable de mener le siège sur la forteresse d'à côté, en Hesse : Lippstadt. Une colonne très doté en artillerie mènera le siège ( colonne Armentières), l'essentiel de l'armée française reste en arrière, en couverture, prête à marcher au son du canon. Lippstadt possède un dépôt niveau 2, ce qui permettra de passer l'hiver, en chiens de faïence face à Munster.

Les brèches dans Lippsadt vont se percer tel un métronome : L'artillerie produit son effet. A chaque tour un pan de mur saute.

Début octobre Le duc de Broglie, placé en couverture ouest et chargé de protéger la route de Wesel, doit reculer contre 34.000 Prussiens à Dulmen (Enfin Prussiens, c'est en fait une armée disparate de troupes venues du Hanovre et du Brunswick, d'après leurs drapeaux et uniformes), mais les Prussiens laissent 1000h sur le carreau, Broglie a su manœuvrer et ne pas tenter de défendre l'indéfendable.

Cette gesticulation prussienne ne sauvera pas Lippsdadt dont la garnison se rendra avant l'assaut imminent, acceptant nos conditions. Il ne sera fait aucun mal aux civils, un traitement honorable est réservé à la garnison, renvoyée prisonnière à l'ouest du Rhin.

Cette capitulation se produit juste avant l'arrivée des secours prussiens, le timing était pour nous. le Marquis de Contade saura repousser l'ennemi : Le drapeau à fleurs de Lys flotte sur Lippsdadt !

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Les français se préparent maintenant à passer l'hiver à Lippsdadt, où la mauvaise saison semble précoce. Le risque, c'est de se faire couper des arrières si les Prussiens parviennent à reprendre Dortmund. Mais oseront-ils marcher en plein hiver ?

Le Saint Empire Romain Germanique (SERG)

Nous n'avons pas encore parlé du Saint Empire Romain Germanique. Le SERG est membre de la grande coalition. (Autriche-France-Russie-Suède-Etats allemands).

Particulièrement passives jusqu'alors les troupes du SERG finalisent la construction d'un dépôt à Fulda, qui devrait leur permettre de se risquer timidement au nord, en Hesse, à travers des collines boisées aux déplacements difficiles.
Sur ses arrières, le SERG tient les forteresses de Frankfort et Wurzbug, avec de petites garnisons.
La "Reich armée" quitte donc Fulda, chariots pleins, en direction de kassel, forteresse stratégique en Hesse. Il s'agit d'y aller timidement : la qualité des généraux du SERG est PARTICULIÈREMENT exécrable.

Fin septembre la Reich armee est sous les murs de Kassel et peut se rendre compte que la forteresse stratégique de la Hesse est faiblement défendue. Les moyens en artillerie pour mener un siège sont toutefois très limités et une colonne prussienne est signalée non loin au sud-est à Erfurt. Le danger est de se faire couper du dépôt de Fulda, sur un terrain accidenté et boisé.

Très rapidement l'armée du SERG est défaite à Kassel par 18.000 prussiens et Hessois. Elle doit retraiter trèèèèèès vite à Fulda sous peine de se faire couper du dépôt ! Par bonheur elle réussira une splendide marche forcée à travers bois et se réfugiera dans Fulda, mais la ville dépourvue de murs n'offre qu'une protection toute relative.

Mais les nuages noirs qui laissent entrevoir l'arrivée de l'hiver sauvent la Reich Armee. Elle peut prendre ses quartiers tranquillement à Fulda, tandis que 18.000 prussiens s'installent non loin, à Erfurt. Mais la confrontation n'est que partie remise.

Les Autrichiens

Nous l'avons vu, les Autrichiens écrasent en ce début d'automne l'armée de Frédéric II de Prusse, dite Armée de l'Elbe. Il s'agit maintenant de poursuivre l'ennemi avec de la cavalerie, prendre ses chariots et sa puissante artillerie, et capturer Frédéric. Nos Hussards auront la tâche facile !

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Plus au nord, à Prague, là aussi des nuages noirs s’amoncellent sur la colonne Kollowratt. Toutefois il ne s'agit pas ici de parler du mauvais temps, mais d'une armée et de deux colonnes prussiennes qui entrent en Bohème et menacent très sérieusement la colonne autrichienne. Enfer ! Le siège de Prague en était à sa 3ème brèche. Quelques jours de plus et nous libérons la ville ! Que faut-il faire ? Maintenir l'assaut prévu ?

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Faut-il risquer toute une colonne pour une forteresse, fut-elle Prague ? La mort dans l'âme, ordre est donné à Kollowratt de reculer, d'abandonner le siège et 6 mois d'effort.

Alors qu'un vent de fronde souffle sur l'armée autrichienne, la promotion *** du Gal Lucchese bousculant les règles de la préséance (mais le bougre avait de très bons résultats, ses statistiques sont montées en flèche et se révèle maintenant aussi bon que Von Daun), la cavalerie autrichienne subit un sérieux revers.

Contre toute attente, l'armée prussienne n'a pas porté secours à Prague mais a rejoint Frédéric avant que notre cavalerie ne le découvre. C'est donc un Frédéric à la tête d'une nouvelle armée fraîche qui cueille nos escadrons un à un, en posture offensive. Les rangs de notre cavalerie sont décimés. :ko:

En Moravie la situation n'est pas brillante non plus, après avoir repris Troppau l'armée prussienne de Silésie a mis la ville objectif d'Olmutz sous siège. La forteresse est assez bien pourvue en troupes de garnison, garnison renforcée par un régiment de corps francs. Mais ça ne suffira pas face à une colonne prussienne décidée. Nous ne disposons que d'une colonne, basée à Brunn, au sud-ouest, pour porter assistance à la cité en péril. Cela semble peu. Aussi l'armée de Charles de Lorraine quitte-t-elle Tabor, s'en va rejoindre Brunn. Mais il faudra du temps. Et le temps manque.

Charles de Lorraine finalement annoncé à quelques lieues de Brunn, Von Bilberstein part en éclaireur, mais nous sommes déjà fin octobre, et 2 brèches sont ouvertes dans Olmutz, l'assaut prussien est imminent !

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Kollowratt, lui, a du se résoudre à abandonner le siège de Prague. Il est accroché dans sa retraite par une colonne prussienne mais tient le choc durant le petit engagement qui s'ensuit.

Manifestement l'armée de Frédéric remonte au nord, semble vouloir se replier sur Dresde ? Avec l'armée Von Daun au complet nous sommes prêts à tenir tête à l'intrus s'il décide de goûter à nouveau à la défaite. Lucchese remet aussitôt la capitale de Bohème sous siège. il y a sous les murs plus de 50.000 autrichiens, copieusement pourvus en artillerie, dont des mortiers de siège.

Comme à Lippsadt, les brèches s'ouvrent une à une. Une petite colonne prussienne est piégée dans Prague. Frédéric ne semble pas vouloir lui porter secours, une nouvelle défaite face à 50.000 autrichiens serait terrible pour lui.

La colonne prussienne assiégée, de la cavalerie, tente une sortie : elle sera massacrée.

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Une brèche supplémentaire s'ouvre alors dans les murs de Prague. La dernière, celle qu'il nous faut ! L'assaut est donné. Les derniers Prussiens y sont massacrés, sans perte pour l'armée autrichienne. Fin novembre 1757 Prague est libérée, après plus d'un an d'occupation prussienne. La ville est en liesse !

En Moravie, c'est à peu près à cet instant que les Prussiens tentent un assaut surprise sur Olmutz, surprise car il n'y a que 2 brèches et non 3. La garnison est remarquable. Elle ne baisse pas les armes, défend la ville. Les pertes sont terribles. Mais les Prussiens sont repoussés.

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Il n'en reste pas moins qu'Olmutz semble perdue. Les premiers flocons faisant leur apparition, Von Bilberstein fait demi-tour. Aucun espoir de dégager Olmutz, il faut sauver maintenant toute une colonne des frimas de l'hiver.

Et le miracle se produit. Peur de devoir camper en plein hiver ? Inquiété par de potentiels renforts autrichiens, Bilbenstein étant forcément repéré, Charles de Lorraine sans doute signalé ? Toujours est-il que l'armée de Silésie lève le siège d'Olmutz, alors que la ville lui était acquise ! Seule une pichenette aurait fait tomber la ville, et nous l'avons vu les secours autrichiens avaient fait demi-tour. Il faut des miracles parfois pour gagner une guerre.



Situation générale en Bohème-Moravie, début d'hiver 1757

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Situation générale en Hesse, début d'hiver 1757

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Rapport stratégique, fin d'automne 1757

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Narwhal
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Thu Nov 10, 2011 2:10 pm

Je ne sais pas pour les autres, mais depuis le "Ach, poucchez vous, on va machnoeuvrer en Chaxe", je lis cet AAR :)

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boudi
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Sat Nov 12, 2011 9:47 am

... Le pouvoir magique de la 7ème Cie. :mdr:

Campagne d'hiver 1757/1758

Une campagne d'hiver est forcément plus calme, encore que l'attrition "standard" choisie pour cette partie ne soit pas très létale pour les armées immobilisées dans le froid, en dehors de toute structure. Il est sans doute à conseiller de choisir attrition historique pour des hivers plus rigoureux.

Du côté des opérations, et malgré la remarque précédente, signalons que le gros des armées, tant prussiennes que coalisées, ont pris leurs quartiers d'hiver. Seules quelques escarmouches se produisent dans la région de Hamm/Dortmund, entre cavalerie prussienne et armée française. Les cavaliers prussiens espéraient bien mener un raid sur Dortmund et reprendre la ville, coupant une voie de replie française, mais leur opération est un échec.

Par contre nous ne pouvons rien faire pour les deux dernières places fidèles à la coalition, dans le Holstein. Les ports d'Hambourg et de Kiel tombent successivement.

Les Français prennent d'assaut Paderborn, au nord-est de Lippstadt, c'est la seule véritable opération de guerre à notre initiative.

L'hiver nous permet de nous arrêter sur d'autres choix que les combats menés. En dépensant 20 points d'engagement (!), la coalition se paye d'importants renforts suédois en Poméranie.

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Hélas cette armée nous arrive sans général *** :roll: , et de fait avec une pénalité de commandement de 35%. :ko:

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L'hiver a aussi été mis à contribution pour lever des remplacements afin de recompléter les bataillons éprouvés par les batailles. De ce côté c'est un succès total. A titre d'exemple Vienne avait été transformé en hôpital général pour brigades décimées, 3 mois de levées de troupes et d'entrainement ont rendu ces unités à nouveau opérationnelles. Elles sont prêtes pour rejoindre le front.

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Le tableau des remplacements montre d'ailleurs que nous avons maintenant d'importantes réserves, certaines pourvues par events en début d'année. La cavalerie autrichienne, notamment, va pouvoir reconstituer ses escadrons. :P

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boudi
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Tue Nov 15, 2011 7:26 pm

Campagne de printemps 1758

Les Russes

Les Russes poussent toujours plus loin vers l'ouest, la Pologne neutre nous ayant donné le droit de passage. La difficulté principale est de s'assurer que les troupes restent ravitaillées à travers la plaine polonaise, car nous ne pouvons compter sur Gdansk, par exemple, pour pourvoir à nos besoins. La construction d'un dépôt supplémentaire en Prusse orientale s'est avérée nécessaire pour bien approvisionner Koenigsberg, qui joue maintenant parfaitement son rôle de base principale de ravitaillement, bien défendue par d'imposants remparts. Un dépôt pourrait être à l'étude au coeur de la Pologne, nous déciderons. Pour l'instant les chariots parfois vides retournent sur Koenigsberg (il suffit souvent de se contenter de retourner vers Elbing) faire le plein et repartent aussitôt approvisionner les troupes.

Kolberg sera bientôt mise sous siège.

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Les Suédois

Les suédois sont en déroute complète. Ils ont pu donner illusion à l'occasion d'une ou deux batailles où leur courage s'est illustré, se payant même le luxe de repousser, bien temporairement, des Prussiens supérieurs en nombre et en commandement. Mais ils ont très vite été remis à leur place, écrasés. Nombre de compagnies sont parties en déroute, massacrées dans leur fuite. Rostock a été perdue. L'armée suédoise va sans doute maintenant tenter de se réfugier dans Stralsund, dont l'enceinte constitue un refuge précaire. Ne faudrait-il pas tenter de rejoindre les Russes ?

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Les Autrichiens

Les Autrichiens agissent sur 2 fronts et ont la partie la plus facile. Les Prussiens ont abandonné toute opposition face aux Autrichiens. Ils ont foutu le camp. A l'est Charles de Lorraine avance en Moravie, occupe Troppau totalement vidé de troupes. :confus: Nous avons reconquis le terrain perdu sans effusion de sang. Toutefois nous soupçonnons l'armée prussienne de Silésie d'abandonner la région pour mieux attaquer Prague, par le nord. Aussi Charles de Lorraine tourne les talons et marche sur Koeniggratz, pour couper la route de Prague en s'appuyant sur la forteresse.

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A l'ouest, Von Daun quitte la Bohème et pénètre en force en Saxe. L'objectif est double. Il s'agit de libérer la Saxe bien sûr, mais les choix stratégiques de Frédéric II ne nous ont pas échappé. Ce dernier a décidé de lâcher la Saxe pour mieux concentrer ses forces sur l'un de nos points faibles, l'armée du Saint-Empire. Frédéric a marché en terrain plutôt hostile mais à bonne allure, a rassemblé ses forces à Erfurt (jonction avec une colonne) , puis a avancé sur Fulda, tenue par l'armée du SERG. Néanmoins et en faisant cela, il a pris beaucoup de distance avec ses dépôts arrières, ceux de Saxe, Dresde et Leipzig. Il peut compter aussi sur le dépôt de Kassel, en Hesse. Mais si l'armée autrichienne parvenait à prendre Leipzig, si l'armée française de son côté parvenait à prendre Kassel, d'ou donc Frédéric parviendrait-il à tirer son supply ? :twisted:

Le plan est mis en application. Von Daun s'empare successivement de Dresde et de Leipzig, en Saxe l'objectif est rempli assez facilement.

1ère bataille de Leipzig. Il reste encore quelques Prussiens en Saxe :

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Prise de Dresde :

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L'armée autrichienne en Saxe :

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Le Saint-Empire

Le Saint-Empire a la lourde tâche, bien au delà de ses capacités, d'affronter la puissante armée de Frédéric. Le dépôt fortifié de Fulda, construit à la fin de l'automne 1757, semble déjà perdu. Les troupes font donc sauter le dépôt. Nous n'aurons pas le temps de détruire les fortifications que déjà Frédéric est sur nous. L'armée du SERG affronte courageusement l'ennemi et chose surprenante, parvient à tenir Fulda quelques semaines :

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Mais la "Reich armee" devra malgré tout reculer et abandonner le terrain à l'ennemi. Le camp fortifié de Fulda tient toujours, avec une maigre garnison.

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Les Français

En début de printemps les Français s'emparent de Munster, sans siège, sur une faute de l'adversaire qui laisse la garnison dehors. :clap:

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Une stratégie pourrait être de s'enfoncer maintenant en Wesphalie, mais il nous semble préférable de couper la dernière source de ravitaillement de Frédéric, occupé à Fulda. Après la chute de Leipzig, tenir la route de Kassel, en Hesse, permettrait de couper les vivres au Roi de Prusse. Les Français marchent donc au sud, à travers la Hesse. Prendre la forteresse de Kassel ne sera pas immédiatement nécessaire, il suffit d'occuper la zone pour empêcher le supply de sortir.

L'armée française s'étale donc en forêt, depuis la Westphalie au nord jusqu'aux frontières du Saint-Empire au sud. Mais c'est à ce moment que ressurgit au nord l'armée "prussienne" dite du Hanovre, non loin de Lippsadt. D'un coup la position française se fragilise, prise entre deux feux. Devons-nous remonter au nord, affronter l'armée du Hanovre mais ce faisant libérer les robinets de l'armée de Frédéric, ou continuer le siège de Kassel, tout en risquant de perdre nos forteresse au de Westphalie, et à cette occasion lutter en infériorité contre l'armée du Hanovre, que nous savons puissante, peut-être même épaulée par les Anglais ?

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Narwhal
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Tue Nov 15, 2011 11:52 pm

Ca parait quand même bien partie pour la coalition franco-Autrichienne. Il semble que la Prusse ait échangé des pertes importantes contre du territoire, mais l'anniliation de la colonne Maurice à l'air de bien se faire sentir, et sa capacité de se projetter sur plus d'un front semble quand même faible à présent.

L'armée du Hanovre semble bien absente, à part l'accrochage à Lippstadt. Gardée en réserve ? Peut être pour une contre-attaque foudroyante contre les Russes - les Russes ont l'air nombreux sur le papier mais dès qu'il tombe sur quelque chose de solide ça se passe mal pour eux.

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boudi
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Wed Nov 16, 2011 1:44 pm

Non sa stratégie avec l'armée du Hanovre, comme on le voit dans le dernier screen, est de l'opposer aux Français, rajoutée à l'armée de Frédéric.

Il espère de toute évidence lutter en supériorité numérique en Hesse pour donner une fessée aux Français et rétablir l'équilibre, quitte à sacrifier au moins provisoirement la Saxe aux Autrichiens. Il sait à l'évidence que les Russes sont encore loin de Berlin et qu'ils ne constituent pas un danger pressant avant...hum. fin 1759 je dirais.

Je dirais que c'est bien joué de sa part. Le seul risque pour lui c'est que Von Daun puisse marcher sur Berlin pendant ce temps.

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boudi
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Sat Nov 19, 2011 5:24 pm

Campagne d'été 1758

Les Russes

Catastrophe chez les Russes ! :cry: Mais alors catastrophe à un point.... :ko: Subitement la distribution du ravitaillement s'est écroulée. Les chariots sont passés dans le rouge les uns après les autres, et Koenigsberg se révèle une plateforme trop éloignée pour remplir les chariots suffisamment et les faire repartir en ligne. Les chariots eux même, sur la route de Koenigsbeg, subissent une attrition terrible et perdent des compagnies. :accident: Des milliers de Russes crèvent de faim dans un siège de Kolberg, en Poméranie orientale, qui s'éternise.

Nous allons perdre des dizaines de milliers d'hommes, à cause d'un imprévu du haut commandement. Le "patch RC4" ne permet pas au supply russe de traverser la Pologne neutre. Cet oubli est corrigé depuis quelques jours par l'équipe AGEOD qui a sorti le "patch RC5". Mais le mal est fait. Nous allons tenter maintenant de construire 2 dépôts supplémentaires, l'un au sud-est de Gdansk, l'autre en Poméranie, mais l'armée russe est déjà liquidée sans combat.

Les effets de l'attrition :

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Un exemple : la colonne Lopuchin :

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Les Suédois

Alors que quelques unités suédoises sont parvenues à se retrancher dans Stralsund, sur la Baltique, l'essentiel a essayé de fuir à l'est, de rejoindre les Russes. Hélas c'était sans compter avec le bouchon que représente la forteresse prussienne de Stettin, sans compter avec les colonnes prussiennes qui allaient se jeter aux trousses des Suédois. De courts engagements taillent en pièces les fuyards. le ravitaillement ne suit plus. Les rares unités suédoises qui rejoignent les Russes sont en loques. Et les russes sont incapables de ravitailler ces réfugiés !

Exemple de l'état de quelques Suédois qui sont parvenus à rejoindre les Russes :

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De courts engagements liquident les restes de l'armée suédoise :

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Les Français, le SERG, l'Armée d'Allemagne

En ce début d'été, la cavalerie signale que Frédéric a tourné les talons et repart en Saxe. Il abandonne le siège de Fulda. L'armée française aura donc les mains libres pour affronter l'armée du Hanovre/Brunswick, au nord, dans une région circonscrite par Lippsadt et Dortmund, à cheval sur la Wesphalie et la Hesse.

La grosse difficulté pour l'armée française va être de gérer son ravitaillement. L'ennemi mène le siège de Lippstadt, Dortmund n'a qu'un petit dépôt, autant dire que les chariots français vont très vite passer dans le rouge. Nous avons alors deux solutions, soit tenter de rejoindre Dortmund, soit briser le siège de Lippstadt, mais cette deuxième option aura intérêt d'être la bonne, ou bien les stocks de l'armée française seront vite totalement vides.

L'option Dortmund semble trop éloignée. Il faut plusieurs dizaines de jours pour rejoindre ce petit dépôt, suffira-t-il seulement ? Dans quel état sera l'armée française après avoir marché 3 semaines ? Non l'assaut sur Lippsadt est la seule solution ! Et le coup de poker réussit, le siège est levé, l'armée française est à nouveau ravitaillée, ouf !

Les combats sont nombreux dans la région durant tout l'été. Lippsadt, Dortmund, Hamm... Impossible des les décrire tous. Tout au plus signalons une déroute française à Dortmund où 2 généraux de Sa Majestés sont tués :

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Dortmund sera rapidement reprise, à ce petit jeu des multiples engagements l'armée française parvient à conserver son pivot de Lippstadt et à séparer l'armée anglaise de l'armée du Hanovre. Les uns et les autres sont alors engagés individuellement. :D

Au final l'armée d'Allemagne, qui a rejoint le front en partant de Mayence, a intercepté une colonne de cavalerie Hessoise isolée et fuyant plein sud, et en quelques rounds les cavaliers ennemis sont tous massacrés.

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Même des cavaliers anglais (rouges) seront liquidés :

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La destruction finale des la cavalerie ennemie :

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L'armée d'Allemagne, après son succès, au sud-ouest de Kassel :

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A la fin de l'été les Français sont toujours maîtres du dépôt clef de Lippsadt, les ennemis sont éparpillés sur sa gauche et sa droite, les Anglais un peu au sud. Tout ce petit monde Anglo-Hanovrien va bientôt manquer de ravitaillement à n'en pas douter. Pourrons-nous leur couper la retraite ?

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Plus au sud l'armée du SERG empêche le dépôt de Kessel d'écouler son supply vers l'ennemi :

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Les Autrichiens

Les Autrichiens profitent du début de l'été pour s'emparer de Torgau, la forteresse sur l'Elbe. Les 2/3 de la Saxe, toutes ses villes méridionales sont passées sous pavillon autrichien.

Mais Von Daun a été averti que Frédéric rappliquait dare-dare, son armée accompagnée par 2 colonnes. Frédéric a donc finalement décidé de porter le fer en Saxe.

Très bien Von Daun ne remontera donc pas au nord, vers Magdeburg, mais affrontera Frédéric autour de Leipzig. Nous combattrons en défense, avec des effectifs au moins égaux à ceux de Frédéric. Von Daun est très confiant.

Hélas, la rencontre va tourner au désastre. :cry:

Mauvaise coordination, ordres envoyés trop tard, que s'est-il passé ? Nous ne le saurons jamais, mais les colonnes Lucchese et Harsh se sont retrouvées seules face à toute l'armée de Frédéric, dans la région de Torgau. Le son du canon n'a pas fonctionné, l'armée Von Daun, ignorant le drame qui se jouait à quelques dizaines de lieues est restée l'arme aux pieds. Et la colonne Harsh, en 2 engagements, a été massacrée par les Prussiens. Une perte globale de 17 MN !

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Situation en Saxe, après l'écrasement des Autrichiens à Torgau :

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De son côté, Charles de Lorraine a complètement perdu la trace de l'armée prussienne de Silésie. Sans opposition, il met alors sous siège la forteresse de Schweinitz, en Silésie.

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Objectifs, MN, poins de victoire, fin d'été 1758 :

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Narwhal
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Sat Nov 19, 2011 6:06 pm

La Prusse, que l'on croyait à genoux, semble se relever, en particulier avec le Miracle de la Porte de Kolberg !

Il n'en reste pas moins que le sort du Hanovre va se jouer dans les tout prochains mois.

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boudi
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Thu Nov 24, 2011 6:50 pm

Narwhal wrote:La Prusse, que l'on croyait à genoux, semble se relever, en particulier avec le Miracle de la Porte de Kolberg !

Il n'en reste pas moins que le sort du Hanovre va se jouer dans les tout prochains mois.


Kolberg se termine de la manière la plus noire qu'on puisse imaginer. :(

Campagne d'automne 1758

Les Russes

L'état-major russe est extrêmement inquiet. La rotation des chariots depuis Koenigsberg ne fonctionne plus du tout. Les chariot reviennent vides de la capitale de la Prusse orientale, leur contenu évaporé en cours de route. :shock: Les chariots vides, faute de supply se détruisent au fur et à mesure de leur retour à Koenigsberg.

Toute l'armée tente de retourner un peu en arrière, de se rapprocher de ces damnés chariots, mais rien n'y fait. L'espoir, le seul, c'est de prendre la forteresse de Kolberg qui dispose d'un dépôt ! Il faut faire vite car une colonne prussienne arrive en renfort ! Enfin la dernière brèche est percée fin septembre, l'assaut est donné !!!

Et....

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Ca passe pas !!! :ko: C'est une véritable catastrophe !!! Toute l'armée russe retourne à Koenigsberg, par des provinces déjà pillées, impossible de vivre sur le pays.

Les retardataires sont poursuivis par les Prussiens. Personne n'arrivera à bon port. L'armée russe disparaît corps et bien, détruite par la faim. 100.000 hommes perdus.

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L'armée russe est une vaste blague, disait le poète...

Les Suédois

Puisqu'on parle de blague, parlons de l'épilogue suédois. L'armée suédoise ne sera parvenue qu'à nous faire perdre des dizaines de points de MN. Incapable d'affronter les Prussiens faute d'armée structurée, elle perd successivement ses villes sur la Baltique. Rostock...

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...Wismar...

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Chaque bataille fait perdre 5,6 ou 7 points de MN. Seule subsiste encore la forteresse de Stralsund, mais elle ne passera peut-être même pas l'hiver...

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Les Français

Frédéric reparti en Saxe, Les Français vont tenter d'en finir avec l'armée du Hanovre, isolée en zone française, sur la rive droite du Rhin. Hélas, c'est à croire que cette armée est menée par le Roi de l'esquive. Sur une terrain favorisant la couverture il est vrai, nos colonnes lancées à sa poursuite vont être incapables d'accrocher l'ennemi. Même notre cavalerie lâchée à ses trousses ne parvient à le repérer. Bref, c'est le jeu du chat et de la souris entre le Comté de Nassau et la Westphalie.

Un peu plus au sud l'Armée d'Allemagne, après son succès du printemps, est en bonne position pour donner une bonne claque à une colonne britannique. mais hélas tout va de travers durant l'affrontement, qui se solde par une nette victoire anglaise. :ko:

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Mais l'information de cette automne c'est le retour de l'armée de Frédéric en Hesse. L'armée de l'Elbe n'en finit de plus de faire des aller-retour entre la Saxe et la Hesse. Une nette défaite de l'armée de L'Elbe face aux Autrichiens en serait la raison. ;)

En tous cas l'Armée Française, épaulée par l'Armée d'Allemagne, se rassemble autour de la forteresse de Lippstadt pour faire face.

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Détail de l'armée de l'Elbe, accompagnée par 2 colonnes, dont une anglaise :

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Le Serg

Le SERG se contente tout cet automne d'assiéger Kassel, dernière ville rangée derrière la Prusse en Hesse. Sans aucun succès d'ailleurs, faute d'artillerie. Tout au moins son rôle se borne-t-il à empêcher le supply de sortir et d'approvisionner les colonnes ennemies en forêt hessoise.

L'arrivée de l'armée de Frédéric II sur zone pousse l'armée du SERG à prendre la poudre d'escampette, direction Franckfort/Main. L'armée du SERG n'est pas de taille pour affronter l'armée de l'Elbe, Elle a déjà donné. :lol:

Les Autrichiens

Après la fessée encaissée au printemps, les Autrichiens, emmenés par Von Daun, offrent la réplique au Roi de Prusse. :clap:

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La conséquence immédiate de cette victoire tactique, c'est que Frédéric abandonne la Saxe et retourne en Hesse. Kollowrat et sa colonne ont alors ordre de prendre les fortifications de Brandenbourg, sur la route de Berlin. La capitale prussienne ne serait plus alors qu'à 2 provinces !

Après un court siège, la ville est enlevée fin octobre, malgré l'intervention d'une colonne prussienne. La ville est prise ! Nous y bâtissons aussitôt le dépôt qui lui manque ! L'Autriche dispose maintenant d'une base fortifiée à 2 provinces de Berlin !

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Brandenbourg sécurisée, Von Daun décide de porter l'estocade contre la colonne prussienne de secours. Hélas tout ira de travers une nouvelle fois. Von Daun disposait d'une écrasante supériorité numérique, mais seul Kollowrat et sa colonne se portent au combat. Kollowrat est écrasé. :cry:

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Le détail d'un round, montrant que seul Kollowrat a combattu (9 unités autrichiennes sur les 77 présentes) :

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Situation générale en Saxe, fin d'automne 1758 :

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Berlin, Berlin, Berlin !!!! Berlin n'est plus très loin !!!

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En Silésie Charles de Lorraine ne fait face à strictement aucune opposition. Après un très long siège (il dispose pourtant de mortiers de siège) il emporte la forteresse de Schweidnitz, Haute-Silésie, ville stratégique. :o k:

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Il assiège aussitôt la forteresse voisine. Risqué, c'est l'hiver, les cols seront bientôt pris par les neiges. Le ravitaillement du dépôt de Schweidnitz lui parviendra-t-il correctement ?

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Les objectifs, fin d'automne 1758. Le MN coalisé a fondu, essentiellement par la faute des Suédois :

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Narwhal
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Thu Nov 24, 2011 7:48 pm

Pourquoi ne pas faire pression sur Breslau, plus stratégique, plutôt que sur une des nombreuses villes de Silésie ? Une fois Breslau tombée, 3000 soldats, du temps et quelques canons de siège permettent de faire tomber les forts de Silésie les unes après les autres pendant que le reste de l'armée bat la campagne.

En tout cas, il va falloir prendre Berlin vite (pas de fortifications :wacko: ), ou alors l'avantage de NM va permettre à la Prusse de gagner des belles batailles.

Dans mon AAR, j'ai gagné contre l'Autriche et la France grâce au stock de NM fourni tous les ans par l'armée Russe. C'est un peu l'Italie, dans le jeu (et contrairement à l'Histoire).

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boudi
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Thu Nov 24, 2011 8:26 pm

On entre en hiver là, Breslau est trop loin, qui plus est derrière les cols : Charles de Lorraine va se faire couper inévitablement de ses lignes de ravito. Au printemps oui, mais là, la mauvaise saison est trop engagée.

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Thu Dec 01, 2011 11:21 pm

Campagne d'hiver 1758-1759

La grande nouvelle de cette campagne d'hiver, c'est la prise de Berlin !!! :clap:

Von Daun a foncé sur la ville, à peine défendue. La garnison est écrasée. La ville n'était même pas fortifiée.

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Outre les 12 MN grapillés, un event nous autorise soit à piller la ville, soit à la rançonner. Nous décidons de collecter des fonds auprès du bourgeois prussien. :mrgreen: 150.000 Thalers dans la poche.

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Mais rapidement les colonnes autrichiennes qui s'étirent sur la route Torgau/Berlin doivent redescendre au sud. Frederic a une nouvelle fois changé d'avis :ko: et est revenu en Saxe, cette fois en force. Von Daun, sentant le danger, accourt de Berlin, où une petite garnison autrichienne commence à bâtir un embryon de mur d'enceinte. Lucchese et Kolowratt sont plus près et seront rapidement à Torgau, mais la colonne Kollowratt, nous l'avons vu, est en piteux état, suite à ses déboires de l'automne.

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Sur la Baltique l'armée de Silésie (tiens, la voila, elle a fait du chemin !) assiège le dernier bastion suédois. Ces derniers ont perçu quelques renforts depuis Stockholm, la forteresse ne sera pas offerte sur un plateau.

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Vue générale du front. L'ennemi s'est concentré en Saxe et a fait l'impasse sur le reste. Du coup, faute d'adversaire, l'armée d'Allemagne et l'armée française peuvent assiéger Hanovre et Kassel. Mais l'armée Von Daun va avoir affaire à forte partie. Trop forte, c'est à parier. En tous cas Von Daun a abandonné la forteresse de Torgau à l'ennemi, forteresse dépourvue de dépôt. Dresde au contraire peut nourrir l'armée autrichienne, mais est dépourvue de fortifications. Von Daun attend l'ennemi, il reste sur la défensive. Nous y perdrons sans doute Brandebourg et Berlin mais temps pis. Ces villes trop au nord sont indéfendables.

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Etat des lieux, fin d'hiver 1758/1759 :

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boudi
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Sun Dec 18, 2011 6:37 pm

Campagne de printemps 1759

Rappel du dernier épisode :

Les Autrichiens, après avoir occupé la Saxe, et sans rencontrer d'opposition sérieuse (Frédérick fait face aux Français) , ont poussé à travers la Prusse. Un raid de Von Daun fait même tomber Berlin. Mais Frédérick a fait volte-face, et ayant unis ses colonnes aux colonnes anglaises, retourne précipitamment en Saxe.

Von Daun perçoit tout de suite le danger: se faire couper de Prague, principale base fortifiée arrière. Il abandonne Berlin, Brandebourg et même Torgau, indéfendables, pour rassembler l'armée autrichienne autour du dépôt de Dresde.

Les Prussiens récupèrent alors rapidement les 3 villes, occasionnant une sévère perte de MN (et de troupes engarnisonnées) aux forces coalisées.

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Tout au nord et durant tout le printemps, les Suédois vont lutter courageusement pour empêcher la chute de leur forteresse de Stralsund, dernier bastion suédois en Poméranie. La tactique consiste à affronter l'armée prussienne de Silésie en dehors des murs pour l'empêcher de mener un siège. Les effectifs de l'un et l'autre armée sont similaires, environ 12.000 h.

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Frédérick ayant fait le choix de concentrer ses forces, il ne peut être de partout. Les Français font tomber Kassel et Hanovre, dernière places des états rebelles de la Hesse et du Hanovre. La Prusse est de plus en plus seule.

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Forces rassemblées Prussiennes et Autrichiennes donnent la plus grande bataille de la guerre. 230.000 h s'affrontent autour de Dresde. Victoire tactique autrichienne, qui conserve la ville et gagne 1 MN. Mais c'est au prix d'une colonne entière.

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Mais les Prussiens reçoivent les renforts libérés par la prise de Berlin. Von Daun change alors de tactique. Dresde est abandonnée, nous n'avons aucun intérêt à affronter les troupes d'élite prussiennes en plaine et en terre loyale à la Prusse. Au pire nous les affronteront à Pirna, zone semi-montagneuse acquise à l'Autriche. Que sonne la retraite !

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Plus au nord, ayant toujours le champs libre, les Français foncent sur Braunschweig (dépôt) et Magdeburg. Braunschweig tombe, Magdeburg est une forteresse qu'il faudra assiéger.

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En Silésie Charles de Lorraine a obtenu la reddition de Gratz. Il ne poussera pas plus loin. Les forces autrichiennes doivent être aussi concentrée face aux Prussiens. Son armée représente aux bas mots 40.000 h. Elle sera unie à l'armée de Von Daun. Direction Prague puis Pirna, mais il y a des cols à franchir avant d'atteindre la plaine. On remarquera les nombreux cosaques qui ont rallié la Silésie et Charles de Lorraine.

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Frédérick s'aperçoit bien qu'il ne peut abandonner toutes les villes de Prusse. Nouvelle volte-face, il remonte à toute vitesse au nord. Les Français ne sont pas dupes, ils abandonnent le siège à peine entamé de Magdeburg, et se préparent à affronter l'ennemi en terrain hostile, derrière un fleuve.

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Le point en fin de printemps. Nous avons perdu un quantité considérable de MN, parfois par events. 400.000 soldats, de part et d'autre, ont été tués, blessés ou ont disparu.

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Sun Jan 08, 2012 11:43 am

Campagne d'été 1759

Les Français parviennent de justesse à échapper à l'armée de Frédérick et rejoignent la province boisée de Schoningen. L'armée de Louis XV doit encore rassembler toutes ses colonnes sur la même province, certaines sont encore en ordre dispersé. De son côté l'armée autrichienne remonte au nord, des cavaliers rapides reprennent le dépôt de Dresde, en Saxe, qui deviendra mais nous ne le savons pas encore le pivot logistique de Von Daun durant l'été 1759.

Très au Nord, à Stralsund, les Suédois mènent des batailles incessantes sous les murs de la forteresse pour empêcher les Prussiens d'entamer un siège. Les pertes sont récurrentes mais la stratégie appliquée est un succès. Stralsund ne se rendra jamais !

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L'armée russe s'est remise ne marche vers l'ouest. Un premier dépôt a été construit au sud-est d'Elbing. Mais le suivant ne pourra être construit qu'en plaine, très à l'ouest de la Wesel, à 7 provinces de là : impossible de construire des dépôts en terre contrôlée par la Pologne ! :evil:

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A Schoningen les Français pensent leur position solide : retranchement défensif, en forêt, derrière un fleuve. Ils pêchent par optimisme. Frédérick franchit le fleuve et fort de sa suprématie numérique (36.000 h de plus) , et surtout grâce à sa puissante artillerie (Les français, ayant marché très vite, en sont pratiquement dépourvus) , emporte la position !

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Les Français luttent courageusement contre ce qui risque de devenir un piège, si loin de la capitale, Paris. On ferraille, on tire, on tue. On se fait tuer plutôt. Début juillet la France laisse encore 7.000 h sur le carreau, pour moins de 3.000 Prussiens. Le moral s'enfonce un peu plus. Et les Autrichiens sont si loin...

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Et finalement, par le hasard des retraites incontrôlées successives (on ne contrôle par une brigade partie en déroute) , une chose curieuse se produit. Les Français se retrouvent à l'est de l'armée prussienne :

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Il ne reste au nord-ouest que la colonne Chevert, mais à cette exception près toute l'armée française est maintenant sur la droite de l'armée prussienne, à Schoningen. La belle affaire me direz-vous ?? Bande de buses !!! Ca fait 2 ans que l'armée prussienne lutte en affrontant tour à tour l'armée française dans le Hanovre ou en Hesse, et l'armée autrichienne en Saxe, jouant à chaque fois de sa supériorité numérique ! Vous ne voyez pas qu'ENFIN, plus rien ne sépare 80% de l'armée française de l'armée autrichienne ?! Les deux vont pouvoir maintenant se battre rassemblées ! Adieu la supériorité numérique prussienne !

C'est pas encore tout à fait réalisé, hélas. Il s'agit maintenant que les deux armées fassent leur jonction, quelque-part en Saxe, sans doute à hauteur de Torgau. Le vin n'est pas tout à fait encore tiré.

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A Stralsund, les Suédois remportent enfin la victoire tactique qu'ils espéraient : l'armée prussienne est enfin repoussée ! Nous allons maintenant mettre quelques moyens pour recompléter les rangs de cette armée suédoise qui a perdu de courageux voltigeurs.

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L'armée française lance l'opération "courage, fuyons" et quitte le Braunschweig pour pénétrer en Saxe. Mais gros souci tactique, la porte nord de la Saxe est verrouillée par la forteresse de Magdebourg, prussienne. L'armée française est bloquée et les Prussiens lui collent au cul.

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Le seul moyen de passer n'est pas de prendre la forteresse (heureusement !) mais de nettoyer le terrain au sud-est pour s'aménager une ouverture. Des régiments d'infanterie sont envoyés en précurseur pour nous ouvrir la route. Dieu que c'est tendu !

Et qu'il soit loué là-haut, ça passe ! L'armée française réussit à passer la forteresse, à franchir la Saale (le plus gros affluent de l'Elbe), même si le Comte de Clermont doit affronter une dernière fois Frédérick pour sauver la mise à des retardataires. C'est une nouvelle et lourde défaite, nous perdons encore 9.000 Français et 8 points de MN !

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Mais nous sommes passés !

Au sud Lucchese s'est emparé de la forteresse de Torgau, sur l'Elbe pour le compte de l'Autriche. L'essentiel de la Saxe est à nouveau franco-autrichienne.

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Von Daun a maintenant rejoint le Comte de Clermont. L'armée franco-autrichienne ne fait plus qu'un, derrière la Saale. Elle fait face à l'armée de Frédérick, positionnée à Magdeburg, de l'autre côté du fleuve. Au nord ouest la puissante colonne française emmenée par François de Chevert tient Hanovre. Les anglo-prussiens sont entre les deux.

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La puissance des deux armées principales dépasse tout ce que cette guerre a vu. La puissance globale dépend du moral, de la cohésion bien sûr et peut varier dans le temps, mais elle reste un indicateur. L'armée de Frédérick est à plus de 10.500 points :

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Mais l'armée franco-autrichienne (dans les faits toutes les colonnes françaises sont passées sous le commandement de Von Daun, il est bien meilleur que le Comte de Clermont avec ses excellentes statistiques au niveau de celles de Frédérick et sa préséance le permet) totalise elle 15.000 points.

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Petit coup d'oeil en Poméranie où en prévision de la mauvaise saison qui approche, l'armée russe ne va plus bouger, rassemblée autour de son dépôt, il va falloir le tenir celui-là !

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La récap à la fin de l'été. Les Prussiens contrôlent de moins en moins de villes.

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Narwhal
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Sun Jan 08, 2012 2:22 pm

Je n'ai jamais vu de telles armées. 12 000 points ? Ca va être la bataille des Nations !

Joli récit de la jonction !

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boudi
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Sun Jan 08, 2012 7:54 pm

Merci !

10.500 points chez lui, 15.000 chez moi.

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boudi
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Fri Jan 13, 2012 8:13 pm

Campagne d'automne 1759

L'armée franco-autrichienne unifiée sous la bannière de Von Daun se sent prête à attaquer l'armée de Frédérick et à s'emparer de Magdebourg, dernière ville stratégique saxonne aux mains de l'ennemi. C'est une place très importante, avec un fort de niveau 3 et un dépôt de niveau 4, qui sera le bienvenu pour l'hiver.

Hors de question de lancer l'assaut sur l'armée de Frédérick à travers un fleuve. Il faut d'abord traverser la Saale plus au sud. Mais ô surprise, alors que les manœuvres s'engagent, Frédérick nous prend de vitesse et c'est lui qui descend au sud !

Manœuvre étrange dont nous allons profiter, Magdebourg est une cible trop alléchante, en avant toute sur la ville ! Nous devons nous en emparer !

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Dans le même temps, en Poméranie, les Russes ont finalement décidé de bouger. Ils mettent sous siège la forteresse, elle aussi stratégique, de Kolberg.

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En Saxe, alors que le siège de Magdebourg commence, l'armée de Frédérick continue de descendre au sud, menace clairement Torgau. Lucchese qui a en charge la défense de la ville s'enferme dedans. Von Daun réagit : il ne laissera que quelques colonnes mener le siège de Magdebourg, le reste de l'armée se porte au secours de Torgau. La ville peut tenir jusqu'à l'arrivée des secours, grâce à ses remparts.

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Fin octobre, Frédérick entame effectivement le siège de Torgau. Plus au nord, les murs de Magdebourg connaissent leurs premières brèches. Une colonne prussienne en cantonnement plus au sud pourrait intervenir, mais elle n'est pas de taille...

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1er Novembre 1759. Après un court siège, les Russes donnent l'assaut et s'emparent de Kolberg ! :clap:

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Son dépôt fera un excellent havre pour passer l'hiver, et un excellent tremplin pour la suite des opérations : Stettin !

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En Saxe, au même moment, nous assistons à une manœuvre surprenante de Frédérick. A la tête d'un détachement qui ne semple pas en mesure de lever le siège de Magdebourg, il abandonne son armée principale à Torgau ?! Fort bien, de toutes façons avec Frederick ou pas Von Daun aurait donné l'assaut, pour dégager la ville.

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C'est le 15 novembre 1759 que l'armée française entre dans Magdebourg. La ville n'était défendue que par des tuniques rouges. La chute de la ville, ses nombreux prisonniers sont fêtés comme il se doit.

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Le jour même Von Daun dégage le siège de Torgau. Mais la bataille ne se traduit pas en déroute pour les Prussiens comme les effectifs en présence auraient pu le laisser supposer : Von Daun n'était pas activé.

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La Saxe au début de l'hiver. Les Prussiens sont dans la neige, sans dépôt à proximité puisque Magdebourg a été capturée.

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Et décidément ça ne va pas fort pour la Prusse en cette fin d'automne puisque l'armée d'Allemagne ne se contente pas de faire de la figuration. Elle entre dans Breme, au débouché de la Weser, sur la Mer du Nord.

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La récap en fin d'automne :

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boudi
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Fri Jan 13, 2012 10:58 pm

Capitulation du camp adverse.

Fin de la partie et de l'AAR. Merci à JMLO pour cet bel affrontement !

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Narwhal
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Fri Jan 13, 2012 11:21 pm

Merci pour l'AAR. Bel affrontement. C'était sympa.

Ca doit bouffer 150 000 hommes. J'aurais peut-être plus joué cavalerie / coupage de lignes sur la fin à la place de la Prusse, mais ça a peut être été contré, ou trop rapide.

J'espère que je n'étais pas le seul à lire.

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PhilThib
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Sat Jan 14, 2012 10:47 am

C'était passionant en effet :thumbsup: Bravo :cool:
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Bruit Bleu
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Sat Jan 14, 2012 11:39 am

Félicitations Boudi ! Belle victoire, et superbe AAR ! (Ce découpage trimestriel plutôt que tour par tour est très bien tourné !) :hat:

Merci à vous deux pour cette guerre de Trois Ans !

Narwhal wrote:J'espère que je n'étais pas le seul à lire.


Certainement pas ! ;)
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Erasmus

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boudi
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Sat Jan 14, 2012 12:44 pm

Merci à vous tous.

Je voulais aussi montrer à travers cet AAR tout l'intérêt que je porte à ce très très bon jeu, un "bien né" parmi la famille AGEOD. Qui plus est il n'y a pas tant que ça de jeux en vente à l'heure actuelle et qui portent sur la guerre en dentelle et c'est franchement à saluer.

Ce jeu mérite une meilleure diffusion, peut-être que cet AAR y prendra sa part parmi la communauté francophone ?

Merci aussi à JMLO pour cette belle partie. Je lui ai demandé de nous donner ses impressions, ses choix, ses tactiques etc...

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